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Patrimoine


Pierre Larousse est  un Icaunais et même plus précisément un « poyaudin » de pure souche. Il naît à TOUCY, le 23 octobre 1817. Edme-Athanase Larousse, son père, est né le 9 septembre 1793 à COURSON-lès-CARRIERES. Louise GUILLEMOT, sa mère, et née à Toucy, le 27 mars 1795, elle appartient à une très ancienne famille de tisserands-drapiers dont on trouve la trace à Toucy dès le début du XVIIe siècle.

En 1820, naît une petite sœur : Sophie-Marie-Louise. Elle aura son importance puisqu’elle est à l’origine de la « dynastie Larousse », Pierre n’ayant eu qu’un seul « enfant » son GDU !

En 1823, l’enfant va à l’école. Pierre est un très bon élève et Edme PLAIT a vite remarqué l’intelligence et l’intérêt sans cesse en éveil de l’enfant si bien qu’il lui donne des leçons particulières après la classe. Ce qui lui permet d’obtenir à 17 ans, en 1834, une bourse que le Conseil Général de l’Yonne  attribue  chaque année aux  quatre meilleurs élèves du département. Il entre à l’École Normale de Versailles qui est alors la meilleure école pour former les maîtres sur le plan pédagogique.

Après 3 années d’études, le 17 avril 1837, Pierre Larousse obtient son brevet d’enseignement du second degré et le 9 février 1838, celui du premier degré ; il a  21 ans, le 7 mai 1838, il est nommé instituteur à Toucy où une place vient de se libérer. Le voilà devant une classe  d’une centaine d’élèves de 6 à 17 ans. Conformément à la loi Guizot, Larousse doit donner la première place dans son enseignement à la morale et à la religion. Mais il est vite déçu par cet enseignement qui ne laisse aucune place ni  à l’initiative personnelle, ni à la réflexion, et qui manque cruellement de manuels scolaires. Lui qui a été libre de choisir ses lectures, qui a tout écouté à l’auberge des parents, ne tarde pas à constater la déficience de l’enseignement qu’on lui demande de dispenser. Convaincu qu’une réforme s’impose, il démissionne en mai 1840 et repart à Paris où il reprend ses études.

Commence alors une période d’une dizaine d’années difficiles au cours desquelles il va falloir vivre sans grandes ressources. Il suit tous les cours gratuits qu’il peut au Collège de France, à la Sorbonne… . Certes les parents ne l’oublient pas et lui envoient périodiquement des colis contenant quelques victuailles d’autant plus appréciées qu’elles rappellent la campagne toucycoise et qu’elles améliorent considérablement les repas.

Pour subvenir à ses besoins, Pierre Larousse devient répétiteur à l’Institut JAUFFRET, dans le Marais. Il  y rencontre Suzanne Pauline CAUBEL ; nous sommes en 1845, il ne l’épousera qu’en 1872 mais l’appellera toujours « ma femme » ou « madame Larousse » ! Ce poste va lui permettre de tester ses ouvrages pédagogiques dont les premiers paraissent en 1849 et 1850.

Pour faire connaître sa méthode et éditer ses livres pédagogiques, il fonde en 1852 sa propre maison d’édition en compagnie d’un ancien élève de l’école Normale de Versailles : Augustin BOYER, la maison « Larousse et Boyer » ouvre ses portes au 2 rue Pierre Sarrazin. Et plus tard, au 49 rue Saint-André-des-Arts à Paris.

Les deux hommes ont beaucoup d’affinités communes :

•        Tous deux sont natifs de la même région : Boyer est né à Villiers-Saint-Benoît, à 10km de Toucy.

•        Tous deux ont la même formation (EN de Versailles)

•        Tous deux sont républicains!

•        Tous deux sont fils d’aubergiste !

Larousse se tue à la tâche, le mot n’est pas trop fort, il travaille 15 à 16h par jour et les premiers symptômes de la congestion cérébrale qui l’emportera le 3 janvier 1875,  apparaissent. Depuis 1872, c’est Jules qui dirige l’imprimerie et assure la continuité du Grand Dictionnaire universel. A la mort de Pierre, le neveu et Mme Larousse s’associent et  continuent la publication du GDU sous le nom de   « Veuve Larousse et Cie ».

En 1878, la maison déménage au 19 de la rue du Montparnasse où elle se trouve toujours.

Micheline GUILPAIN-GIRAUD,

Présidente de l’Association « Pierre Larousse »

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